Biographie

Julie Martigny ne part pas d’une forme, mais d’un propos. Chaque discipline devient un outil, un langage qu’elle convoque selon ce que l’œuvre a besoin de raconter. Tout est mis en œuvre pour servir le sens, trouver la forme la plus juste et permettre au spectateur d’entrer dans l’univers proposé avec fluidité.

C’est ce parcours atypique, nourri par la rencontre entre la musique, l’écriture, le théâtre, la danse et la mise en scène, qui fait la singularité et la précision de son travail, et lui permet de créer des œuvres à la fois sensibles et accessibles.

Pour mieux découvrir son parcours et les différentes facettes de son travail, sa biographie se décline en trois volets : l’écriture, la mise en scène et l’interprétation.

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Écriture

Mise en scène

Interprétation

C’est aussi dans l’écriture de contes musicaux qu’elle développe un univers singulier, nourri par la rencontre entre les mots et la musique. « L’Île Indigo », « Ondin et la Petite Sirène » et « Cours, Kunja, cours ! » donnent naissance à des récits conçus pour dialoguer avec l’orchestre et inviter petits et grands à voyager ensemble.

Commandées par de grands orchestres et jouées notamment à la Philharmonie de Paris, aux Halles aux Grains de Toulouse, à l’Opéra d’Avignon ou encore au Grand Auditorium de Monte-Carlo, ses œuvres musicales rencontrent un large public. À travers elles, elle invente une écriture vivante et sensorielle, où les mots deviennent musique, où l’imaginaire ouvre des espaces de réflexion et où le conte devient une aventure à partager.

Parallèlement, elle affirme son propre regard de metteuse en scène à travers des spectacles grand format en France et en Chine, mais aussi des créations plus singulières. Elle met notamment en scène « Tableaux » pour l’Ensemble Amalgammes, présenté depuis plus de cinq ans dans les Musées Nationaux, ainsi que « L’Île Indigo » et l’ouverture des 50 ans de l’Orchestre National d’Île-de-France à la Salle Pleyel. Son parcours l’amène également à créer avec les détenus de Fresnes à la Philharmonie de Paris et à participer à la mise en scène du « Vrai-Faux mariage de la Caravane passe ».

Avec sa propre compagnie, la Compagnie Magnitude Dix, elle poursuit aujourd’hui son travail de création en imaginant des univers où se mêlent théâtre, musique, récit et grandes formes visuelles, avec le désir d’embarquer le public au cœur de l’histoire.

L’écriture est au cœur de son univers artistique. Du théâtre à la nouvelle, du récit littéraire au conte musical, elle explore différentes formes pour raconter des histoires où se mêlent poésie, imaginaire et résonances contemporaines.

Sa pièce « La lune est bossue » est remarquée par Arnaud Laporte dans La Dispute sur France Culture, qui la qualifie de « petit bijou ». En 2017, sa nouvelle « Implosion », publiée aux Éditions Le Soupirail, est lauréate du concours de nouvelles organisé par la maison d’édition et le magazine culturel Zone Critique.

La mise en scène occupe une place centrale dans son parcours artistique. Elle se forme auprès d’Yves Pépin, grand scénographe et créateur de spectacles, dont elle devient rapidement la première assistante à la mise en scène.

Depuis 1998, elle travaille à ses côtés sur de nombreux projets d’envergure internationale : les cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux Paralympiques d’Athènes, les Jeux d’Afrique au Nigéria, ainsi que des spectacles permanents à Singapour, en Chine, en Inde et en France. Ces expériences lui permettent de développer une approche du spectacle à grande échelle, où se rencontrent narration, musique, scénographie et images.

Son parcours d’interprète la conduit également à jouer des œuvres d’Heiner Müller, David Harrower ou Saadallah Wannous.

Elle développe parallèlement un important travail en direction du jeune public, notamment à travers « Eva pas à pas », « L’Île Indigo », « Ondin et la Petite Sirène », « Caravane Gazelle », « Pierre et le Loup », « À l’abordage », « Amouuuurrrs » ou encore « Et quand le loup ». Elle collabore ainsi avec de nombreux ensembles et orchestres, parmi lesquels l’Orchestre National du Capitole, l’Orchestre régional Avignon-Provence, l’Orchestre National d’Île-de-France et l’Orchestre de Normandie.

Son parcours d’interprète, entre grandes scènes, créations contemporaines et spectacles destinés à tous les publics, nourrit son approche de la scène : une pratique du jeu attentive au corps, à la musicalité, à la rencontre avec le public et à la force du récit.

L’interprétation est l’un des fils conducteurs de son parcours artistique. Comédienne et performeuse, elle a travaillé sous la direction de nombreux metteurs en scène et chorégraphes, explorant des univers aussi variés que le théâtre contemporain, la performance, la danse et le spectacle jeune public.

Elle est notamment dirigée par Philippe Caubère dans « Ici les aubes sont plus douces » de Vassiliev, et par le chorégraphe Tom Yang dans « Le Diable attrapé par la queue » de Picasso. Avec la compagnie Art Point M de Fanny Bouyagui, elle se produit sur les scènes nationales françaises et dans de nombreux festivals européens avec « Quelques gens de plus ou de moins », « I Have a Dream » et « Beautiful Word ».